- Quand on se suffit à soi-même, on arrive à posséder ce bien inestimable qu’est la liberté. (Epicure)


- Tout plaisir est, par sa nature même, un bien, mais tout plaisir ne doit pas être recherché ; Pareillement toute douleur est un mal, mais toute douleur ne dois pas être évitée à tout prix. (Epicure)

lundi 13 juillet 2009

Reconnaissance UTMB


Ce week-end, j’ai fais une partie de l’UTMB, soit normalement 136 km sur le papier mais en réalité j’en aurais fait 141 km (à cause d’erreurs de parcours). Je l’ai divisé en 2 jours où je retrouvais ma Chérie au refuge Bertone :

- 1er jour : Chamonix – Refuge Bertone 85 km et 5 000 m D+ en 13 h 30

- 2e jour : Refuge Bertone – col de la Forclaz 56 km et 3 000 m D+ en 9 h 20


J’ai voulu faire un test grandeur nature en le courant à la vitesse que j’adopterai pour la course. Par contre j’avais un handicape par rapport au jour J, c’est que j’ai fais tout le parcours en autosuffisance, du coup mon sac était plus lourd.


Le bilan de ce week-end est très positif, ça m’a permit d’appréhender les difficultés et la nature du terrain. Il y a 3 cols à plus de 2500 m d’altitude (le col du Bonhomme, le col de la Seigne et le Grand col Ferret) qui seront dures à digérer. La majorité du parcours est très roulante, ça permet de se reprendre un peu (ça me change du Grand Raid des Pyrénées), il n’y a que la montée de Bovine et une partie du col du Bonhomme où il faudra faire attention où on pose les pieds. Par contre les descentes sont très cassantes notamment celles des Chapieux et de Courmayeurs, elles m’ont bien fusillées les cuisses.


Le 2e jour, j’aurais voulu faire la totalité de l’autre moitié du parcours, mais j’ai préféré arrêter au col de la Forclaz pour cause de grosse déshydratation. Pendant ces 2 jours, il a fait très chaud et j’ai perdu beaucoup d’eau. Le 2e jour, ma poche à eau d’1,5 L n’était pas suffisante pour rallier le point d’eau suivant et vers 16 h dans la montée de Bovine en plein cagnard, j’ai bien souffert. Pour limiter la casse et poursuivre mon entrainement dans de bonne condition, j’ai préféré arrêter.


Voici un échantillon des photos prisent sur le parcours :








Le reste des photos sont sur Picassa : http://picasaweb.google.com/antoine.nabonnand/ReconnaissanceUTMB2009#

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Semaine S-8 du 6 au 12 juillet

Lundi : Repos
Mardi : Echauffement sur 2 km, ensuite 6,5 km à 16 km/h - FC moy 165 puls/min
Mercredi : Repos
Jeudi : 9,5 km en 42 min - FC moy 149 puls/min
Vendredi : Repos
Samedi : Reconnaissance UTMB – 85 km avec 5 000 m D+ en 13 h 30
Dimanche : Reconnaissance UTMB – 56 km avec 3 000 m D+ en 9 h 20

Total de la semaine : 158 km et 8 000 m D+

3e semaines où je monte en puissance. J’ai placé un week-end choc à 8 semaines de la course et par la même occasion j’en ai profité pour faire une reconnaissance du parcours de l’UTMB. Très bonne sensation, pourvu que ça dure !

mercredi 8 juillet 2009

Cobaye pour une étude sur la fatigue

En tant que coureur d’ultra, je me suis proposé pour participer à un programme expérimental sur la fatigue neuro-musculaire au cours d’un ultra-marathon en montagne. Cette étude est organisée par le Laboratoire de Physiologie de l’Exercice de la faculté de Médecine Jacques LISFRANC et le CHU de Saint Etienne.
Le but de cette recherche est d’étudier l’origine de la fatigue survenant au cours d’un effort extrême tel que courir 166 km en montagne. Nous sommes 30 cobayes sélectionnés pour cette étude qui s’effectuera pendant l’UTMB.

En fait, 2 jours avant le départ et toute de suite après mon arrivé de l’UTMB, on me fera 2 prélèvements sanguins de 20 ml, de multiples mesures des forces musculaires dans différentes conditions (envoie de faible décharge électrique dans les mollets et les quadriceps pendant un exercice d’effort). Puis je devrais inhaler, pendant 10 minutes, un mélange gazeux contenant de l’oxygène pur ainsi qu’une très faible quantité de CO. J’aurai ensuite un nouveau prélèvement sanguin (1ml) afin de voir la composition de mon sang.

Pour l’instant, j’ai fais connaissance avec l’équipe de chercheur au CHU de St Etienne qui m’ont fait passer une visite médicale avec Electro cardiogramme au repos et à l’effort, un test de détermination de la vitesse associée à VO2max, des séances d’accoutumance aux tests de forces musculaires avec décharge électrique et une prise de sang.

Après tous ces tests, tout va bien, aucune anomalie au cœur et dans 15 jours j’ai les résultats sur mon bilan sanguin et sur ma VO2max. J’avais vraiment envie de participer à cette étude même si il y a quelques contraintes, ça permet d’être suivi par des personnes compétentes et d’avoir un rapport complet sur notre état de forme.

Dans 5 mois environs, cette étude sera publiée dans des magasines spécialisés et chaque cobaye recevra un dossier complet de ces tests avec explication.

Maintenant, j’ai une pression supplémentaire pour finir l’UTMB, je ne pourrais pas finir le test si j’abandonne et j’aurais fais dépenser de l’argent pour rien au laboratoire. Ils me font confiance, alors je ferais tout mon possible pour finir, le seul abandon que j’accepterais, c’est la blessure mais surtout pas la fatigue, j’avancerais coûte que coûte.

dimanche 5 juillet 2009

Semaine S-9 du 29 juin au 5 juillet

Lundi : 7,5 km avec 240 m D+ en 34 min - FC moy 149 puls/min
Mardi : Echauffement sur 7,2 km et 280 m D+, ensuite 8 montées de 110 m de long sur une pente à 32 %, retour au calme sur 2 km. FC max pendant les montées à 173 puls/min.
Mercredi : midi : 11 km avec 300 m D+ en 54 min - FC moy 151 puls/min
Soir : 7,5 km avec 280 m D+ en 40 min – FC moy 148 puls/min.
Jeudi : midi : Echauffement sur 2 km, ensuite 4 X 2 000 m (7 min 10 s ; 7 min 6 s ; 7 min 2 s et 7 min 10 s, retour au calme sur 1 km. FC max pendant les fractionnées à 172 puls/min.
Soir : 11 km avec 300 m D+ en 52 min - FC moy 154 puls/min
Vendredi : environ 6 km et 200 m D+ - FC max pendant test d’effort à 178 puls/min
Samedi : matin : 30 km avec 1020 m D+ en 2 h 42 min - FC moy 145 puls/min
Soir : 11 km avec 300 m D+ en 57 min - FC moy 148 puls/min
Dimanche : 24 km avec 600 m D+ en 1 h 30 min - FC moy 146 puls/min

Total de la semaine : 130 km et 3 800 m D+

Les séances de fractionné se sont faites sous des températures caniculaires, pas toujours facile de trouver les forces pour faire toutes les séries !
Vendredi, j’ai passé toute une batterie d’examen pour une étude sur la fatigue à l’UTMB. Après 5 ans de course à pied, j’ai enfin fais mon premier test d’effort pour déterminer ma VO2max. Je vous en reparlerais mieux dans un autre article.
Sinon, ce week-end, j’ai renoué avec les sorties longues. Le samedi soir, mon tendon d’Achille gauche me tirait un peu mais rien de bien grave. Par contre, moi qui me plaignais de la forte chaleur de ce début de semaine, je l’ai fini sous des sceaux d’eau sur mes 24 km de dimanche matin, les chemins s’étaient transformés en vrai torrent, j’ai adoré !

vendredi 3 juillet 2009

Vidéo de Skyrunning

Voici une petite vidéo d'une épreuve du championat du monde de skyrunning. Ca se passe dans les Pyrénées à Andorre. Ca fait depuis 2 an que je m'interresse à ce genre d'épreuve mais pour l'instant, je n'ai vraiment pas le niveau pour grimper tout ça à leur vitesse.

Surement un futur objectif, ça me motive encore plus pour m'entrainer en côte.


jeudi 2 juillet 2009

Retour sur la Grimpette de DUN


J’ai voulu faire cette petite course pour savoir où j’en étais physiquement. Après un printemps bien chargé et un début de mois de juin complètement vidé, j’ai fais une petite pause de 15 jours.
Comme toujours, dès que l’on arrête la course à pied, on spychote sur notre état de forme. Donc c’était l’occasion de se rassurer ou au contraire de constater les dégâts.

Départ à 9h 15 sous un soleil de plomb, le début se fait sur un faux plat montant de 600 m. J’essaye de retrouver mes repères et me cale dans le 1er peloton, à vue de nez, je dois être dans les 20 premiers. A la sortie du village, une petite descente bien agréable permet de digérer ce départ toujours trop rapide à mon gout. Les sensations sont bonnes, le cardio indique 162 puls/min.
Au 2e kilomètre, les choses sérieuses commencent avec une belle bosse d’1 km et 150 m D+. J’arrive à doubler quelques personnes sans trop de mal.
Au 3e kilomètre, nous basculons dans un chemin de terre en sous bois. Je vois que je suis dans mon élément, je double 4 personnes sans faire d’effort, par contre eux ne sont pas très à l’aise sur ce type de terrain. Je me retrouve 10e au bout du 4e kilomètre. Ca ne va pas durer longtemps, une fois de retour sur la route et le plat, les routards refont parlé d’eux, je me fais reprendre par 2 personnes que j’essaye de suivre mais là je sens bien qu’il me manque un peu de vitesse.
Au 7e kilomètre, nous attaquons la montée finale sur 5,5 km et 300 m D+. Je suis toujours 12e, mais je remonte sur Christian LEROUX que je double dans les 1ers virages. J’essaye de maintenir ma vitesse mais ça devient de plus en plus dur, le cardio affiche 170 puls/min et je sens bien que ça sera difficile pour aujourd’hui de le faire monter plus haut. Le 10e est 100 m devant moi, mais j’ai tellement le souffle court que je n’arrive pas à accélérer pour le reprendre.

Plus que 500 m à faire avec une pente à 17 %, histoire de m’enlever le peu d’énergie qu’il me restait. Le cardio grimpe à 173 puls/min, les cuisses et les fessiers remplis d’acide lactique mais je tiens bon jusqu’au bout pour enfin terminer en 52 min 25 s en 11e position.

C’est bon, je me suis rassurer sur mon état de forme et je suis confiant sur la suite de mon entrainement.

lundi 29 juin 2009

Semaine S-10 du 22 au 28 juin

Salut tout le monde,

Me revoilà sur le blog !
Ces 15 jours de repos m’ont remis d’aplomb et tous mes soucis du mois de Mai se sont évaporés. J’ai retrouvé mes jambes de 20 ans, le talon et les genoux sont d’attaques pour la dernière ligne droite avant l’UTMB.

Comme pour le Grand Raid des Pyrénées, toutes les semaines je mettrais en ligne mon entrainement de la semaine. Y’a rien de bien scientifique dans mon programme, c’est un peu au feeling. Les grandes lignes de mon entrainement sont les suivantes :
- pour le 1er mois : Chaque semaine 1 fractionné court, 1 fractionné long, 1 sortie longue et quelques sorties en endurance de 10 à 13 km.
- pour le 2e mois : beaucoup de sorties longues en rando course de 40 à 50 km.
90 % de mes sorties se feront avec du dénivelé dans les monts du Forez.

Voici ma semaine S-10 du 22 au 28 juin

Lundi : 11 km avec 300 m D+ en 54 min - FC moy 145 puls/min (Fréquence cardiaque moyenne)
Mardi : midi : Echauffement sur 7,7 km et 280 m D+, ensuite 6 montées de 110 m de long sur une pente à 32 %, retour au calme sur 2 km. FC max pendant les montées à 172 puls/min.
Soir : 11 km avec 300 m D+ en 55 min – FC moy 148 puls/min.
Mercredi : 11 km avec 300 m D+ en 52 min - FC moy 150 puls/min
Jeudi : midi : Echauffement sur 2,5 km, ensuite 2 X 2000 m en 7 min + 1 X 1000 m en 3 min 22 s , retour au calme sur 2,5 km. FC max pendant les fractionnées à 173 puls/min.
Soir : 6,5 km avec 185 m D+ en 31 min.
Vendredi : repos
Samedi : 6,5 km avec 120 m D+ en 28 min
Dimanche : matin : Compétition Grimpette de Dun 13 km et 460 m D+ en 52 min. FC moy 171 puls/min.
midi : 15 km avec 160 m D+ en 1 h 15 min.

Total de la semaine : 96 km et 2 370 m D+

Les sensations sont bonnes pour cette première semaine. Maintenant, il faut que j’arrive à faire montée mon cœur un peu plus haut sans être complètement à l’agoni lorsque j’arrive vers 170 puls/min.

lundi 8 juin 2009

24 h de Roche la Moliere


Compte rendu d’un 24 h qui n’aura durée que 11 h. En effet, j’ai plié bagage après « seulement » 11 h de course et 102 km.
Je pense que c’était la course de trop dans ma préparation, j’aurai du faire une coupure dans mon entrainement bien avant. En étant en pleine forme, c’est déjà assez dur sur le plan mental pour affronter ce type d’épreuve alors la programmer en fin de cycle après plusieurs Ultra n’a pas été ma meilleure idée.
Au bout de 4 h de course, je ressentais déjà une fatigue générale, ce n’était pas comme d’habitude avec une fatigue musculaire mais plutôt une grosse baisse de motivation. J’ai continué à tourner quelques heures en espérant que ça passe et puis vers la 11e heure j’ai pris la discision d’arrêter. Je n’avais plus aucun plaisir, j’étais écœuré par toute cette fatigue, je n’avais plus le gout de courir, de manger ni même de me faire masser, je ne voulais qu’une chose, c’était de m’allonger et de dormir.
J’ai préféré m’arrêter et limiter la casse pour la suite des événements. Ca serait con de se blesser et d’être au repos forcé pendant 2 mois.

Maintenant, place à la récup avec 2 semaines de repos où je vais ressortir le mouleburne pour quelques séances de piscine et un peu de VTT, histoire de digérer mes 2 500 km de course à pied depuis le début d’année.

jeudi 14 mai 2009

CR Coursières des hauts Lyonnais

C’est une journée bien réussie, mieux que je ne l’espérais !
Pourtant lorsque je m’aligne sur la ligne de départ, je n’y ai vraiment pas le gout. Malgré un coup de téléphone de ma Chérie à 5 h 30 du matin (je l’adore ma petite Elodie car il faut vraiment être amoureuse pour s’obliger à se réveiller et encourager son homme. Encore un énorme merci !) pour me souhaiter bonne chance.
Avant le départ, je rencontre un ami UFO – Patrick Raillère alias Patrak. Je me sens un peu moins seul dans cette grande salle polyvalente.

A 6h00, la meute est lâchée, tout de suite 2 coureurs (Eric Féminier et Patrick Boinon) se détachent du peloton. Patrick Raillère me semble en forme contrairement à moi qui ne suis pas très motivé. Je le laisse partir dès les 1eres montées, mes jambes sont très lourdes et j’ai le talon qui me fait un peu mal. Arrivé au 1er ravitaillement (km 10), je prends le temps de remplir ma poche à eau et de repartir tranquillement. J’essaye de moins penser à mon talon mais voila que nous attaquons la 1ere grande descente de la journée en direction de Vaugneray. Je ne cours pas comme d’habitude, j’essaye de m’appuyer le moins possible sur mon talon droit et à force d’être focalisé sur celui-ci, par manque de concentration, je me prends les pieds sur une pierre et je tombe violemment sur le coté gauche, juste le temps de me rattraper sur la main pour amortir la chute. Bilan de cette connerie, 1 cm² de peau arraché à la main gauche et une grosse douleur au genou droit.
Ca commence bien, seulement 17 km de fait et j’ai la main en sang et le genou qui a du mal à se plier. Un coureur (Frédéric Jouban) me double et me demande si tout va bien. Je lui dit un oui un peu hésitant mais dans ma tête rien ne va et j’ai qu’une envie, c’est de tout arrêter là, ce n’était pas mon jour. Pendant 3 km, on continu de descendre dans ces bois et petit à petit les douleurs passent même celle du talon. Dans le village de Vaugneray, je croise 2 bénévoles à qui je demande des mouchoirs pour essuyer ma main, le bénévole prend un peu peur mais je le rassure vite sur l’étendue de mon bobo.

La suite sera une grosse côte à grimper, je retrouve des couleurs et enfin j’ai de bonnes sensations dans les jambes. J’arrive à faire la montée quasiment tout en courant. Je récupère 2 coureurs dont Frédéric Jouban avec qui je vais faire la course jusqu’à St Symphorien sur Coize. Ce n’est qu’une succession de grosses bosses en sous bois avec des passages dans des nappes de brouillard, Je me régal de tous ces paysages !

Nous voila déjà au 2e ravitaillement au kilomètre 32, je suis 7e. Je revois au loin Patrick Raillère qui repart déjà du ravitaillement. Je ne moisi pas et essaye de le récupérer. Je vais bien mettre 5 bons kilomètres pour me rapprocher de lui et dans une descente assez technique, j’arrive enfin à son niveau. Je vois qu’il n’est pas au meilleur de sa forme. Nous somme maintenant 4 à courir ensemble, chacun essaye de tenir le rythme mais dans les grosses montées, je préfère laisser partir tout en gardant dans le viseur Frédérique Jouban et un autre coureur qui me parait frais comme un gardon.

Je continu mon chemin avec Patrick jusqu’au 3e ravitaillement (km 45). Nous quittons la forêt pour laisser place aux prairies, aux arbres fruitiers et autres cultures. Je m’aperçois que je lâche Patrick dans les côtes et que j’arrive à reprendre du terrain sur Frédérique Jouban.

A l’arrivé du 4e ravitaillement (62 km) à St Symphorien sur Coise, je commence à accuser le coup, je puise dans mes réserves et j’ai des cuisses de grand-mère (pas avec des varices mais des jambes bien raides). Je ne m’arrête pas trop longtemps sinon, je n’arriverai plus à plier mon genou s’il je le laisse refroidir. Cela me permet de passer de la 7e à la 5e place mais le 6e est sur mes talons avec des supporters (sa femme et ces enfants) qui peuvent faire la différence dans ces moments difficiles. En parlant de supporters, mes parents m’appellent sur le portable pour me dire qu’ils seront à Larajasse pour m’encourager. En voila une bonne nouvelle, surtout que c’est de plus en plus dure. Je continu toujours à courir mais les kilomètres défilent un peu moins vite que ce matin. Heureusement la vue est magnifique et me permet de moins penser à mon corps qui pèse des tonnes. A chaque croisement, les bénévoles me disent que je suis bien, je parais moins explosé que les 4 premiers. Je cache la vérité avec mon sourire mais intérieurement ça commence à faire mal, j’ai un matelas d’ampoule à chaque pied, les cuisses en feu mais aucune crampe à l’horizon. Au 72e kilomètres, nous passons le point culminant du parcours avec un vent de face qui finit de m’achever et m’oblige à marcher sur ce faux plats montant.

Au 5e ravitaillement (km 76), je suis toujours 5e mais le 6e est juste derrière. Je me ravitaille bien, mes parents me remplissent la poche à eau et repart en marchant. Je me fais doubler par le 6e – Olivier Favre mais tant pis, je n’ai pas le courage de l’accrocher. Au bout de 5 min, je retrouve un semblant de force et me remet à courir, Je récupère un coureur qui à l’air d’être complètement cuit. Par contre moi je retrouve un peu d’énergie, dans la descente sous Ste Catherine, j’arrive à récupérer Patrick Boinon et passe 4e. La descente est infernale et interminable, j’ai les jambes explosées, le talon qui commence à se faire sentir et je demande qu’une chose, c’est de finir au plus vite. Arrivé au fond du trou, je lève la tête et j’aperçois le Clocher de St Catherine au dessus de ma tête, je suis anéanti par la côte qu’il nous reste à faire pour y arriver. Le chemin monte tout droit, sans virage pour se reprendre et on finit par un mono trace à travers les orties que les coureurs du 44 km ont eu la gentillesse de ratatiner. Après 15 min d’effort et des mollets complètement tétanisés, je traverse le village Ste Catherine où je croise mes parents qui m’encouragent. La suite sera un peu moins violente avec encore une belle bosse à grimper pour sortir du village et ensuite c’est du faux plat montant.

6e ravitaillement (km 94), j’ai l’impression que mes jambes vont explosées et la fatigue est de plus en plus présente. Je me fais une raison, il ne reste plus que 8 km, je mets le cerveau sur pause et j’avance en pilote automatique. Encore des bosses à passer et enfin le clocher de St Martin en Haut se découvre. Un dernier virage, mes parents et des amis m’attendent et voila je passe la ligne d’arrivée en 11 h 11 et 4e.

C’est une course magnifique à travers la campagne et forêt des monts du lyonnais, je la conseille pour tous les amoureux d’endroit bucolique. Il faut quand même un minimum d’entrainement car les 4000 m de D+ y sont bien !
Encore un grand merci à l’organisation et aux bénévoles sans qui cette course n’aurait pas lieu et ça serait bien dommage.

Je posterai des photos la semaine prochaine

jeudi 7 mai 2009

Douleur au talon

Depuis 1 mois, je me traine une douleur au talon droit qui me gêne dans ma façon de courir. Au début, c’était soutenable mais suite au trail de la côte roannaise, la douleur s’est amplifiée. Pour le soulager, j’ai acheté des semelles avec renfort gel au niveau du talon. Ca à l’air de marcher car depuis 1 semaine la douleur diminue.

Je viens de passer une radio du pied, j’attends les résultats mardi prochain pour savoir si je n’ai pas une épine Calcanéenne (c’est une excroissance d’os en dessous du talon). J’espère que ce n’est pas ça, car sinon ma saison est bien compromise.
Je reste tout de même optimiste, avec ces semelles, j’ai espoir que le talon se repose un peu et que la douleur s’évapore !

Samedi, je vais faire les Coursières des Hauts Lyonnais, un 102 km avec 4000 m D+, je vais voir comment mon talon réagi sur une si longue distance. De toute façon, je ne forcerais pas, si la douleur est insoutenable, je préfère arrêter la course et mieux me reposer pour conserver une chance de courir l’UTMB. Si je dois abandonner, ça sera la 1ere fois et me connaissant je suis têtu à toujours vouloir terminer ce que j’ai commencé, ça risque d’être difficile à prendre la décision. Enfin bon, je verrais bien le jour venu !

C’est vrai qu’il y a plus grave dans la vie ! Mais pour un gourmand de paysages et de kilomètres comme moi, c’est bien chiant. J’ai plus qu’à apprendre à courir sur les mains !